Jogging Tour

JoggingTour2013Pour plusieurs d’entre nous, cette fin d’année 2013 a donné tout à coup des envies de concourir pour le prix Goncourt des plumiers du jogging alors même que cette rubrique était en voie d’extinction.
Donc, je décide de me lancer dans cette rude compétition littéraire mais comme tout grand écrivain, il faut chercher l’inspiration…

Je pourrais vous parler des fractionnés de 18h30 du mercredi. Le maillot qui colle, le visage cramoisi, l’oeil virant de travers à regarder la montre, le cardio dans le rouge, après pour avoir couru des 3000, des 4000, des 5000 qui nous laisse à la limite de la réa après chaque tour. Chacun son objectif, un marathon par çi, un semi par là, un 10 dans le 35, un trail dans le 22 et… rien pour d’autres mais qui font quand même en se disant que ça peut pas faire de mal.

Je pourrais vous parler des sorties du dimanche, les cuisses encore traumatisées par la séance du mercredi, le rendez vous de 9h30, toujours les mêmes premiers et les mêmes retardataires.

Notre Patrick comptant les 40 joggeurs qui vont aller serpenter dans la campagne, galant au début en laissant les moins rapides partir devant, ça papote de tout chez les filles, objectifs et bulletins de santé chez les garçons, ça compare, ça projette, ça stats, ça s’observe. Et d’un coup, les voilà qui s’emballe en se défiant à la vitesse du mur du son, sans doute une histoire d’horloge biologique.
Bon, nous les filles, on continue d’échanger les recettes de cuisine, ils vont nous attendre plus loin… et même revenir nous chercher !

J’aurais pu aussi vous parler du semi de tout rennes court (il est temps !). La course populaire rennaise, très populaire, ça veut dire la galère du parking, la galère des toilettes (enfin pour nous les filles), la galère du départ, les queues de poisson, les freinages intempestifs, les pas de deux entre les ferrari et les 2 cv. On a apprécié la participation massive des joggeurs rheusois. On n’a moins apprécié les 2 montées de Saint-Helier, les mètres de pavés rajoutés au 2ème tour, le virage en épingle à cheveux au dernier kilo, l’absence de sac au ravitaillement pour les derniers.

Mais en fait, j’ai plutôt envie de vous parler de Le Rheu tour. Tout d’abord, je tiens vivement à remercier Pascal pour tout le travail accompli, pour son investissement à 300 pourcent avec ce grand esprit sportif et ce tout en préparant sa course au marathon de Munich et en assumant une vie professionnelle et familiale ; bien sûr, je n’oublie pas Jean-Yves, Patrick, Franck, Sadia et tout ceux qui se sont totalement investis, qu’ils me pardonnent de ne pas tous les citer. Après des dizaines de réunions, des centaines de com téléphoniques, de mails, de sms, de démarchages, le jour j est là.
Samedi 13 heures au cosec, on aurait pu croiser des gonfleurs d’arche, des balayeurs officiant pour un travail digne d’intérêt général en ratissant châtaignes, glands et pommes écrasées, de faux agents de la DDE portant des panneaux kilométriques mais vu le temps pourri, nous, on n’a croisé personne à part d’autres fourmis ouvrières. Donc, après des km de rubalis, des centaines de barrières à enfoncer les unes dans les autres, des tournes à gauche, des tournes à droite, des flèches au nord, au sud ou est – ouest à rendre folle dingue une boussole, Le Rheu a fini par ressembler à un vaste jeu de pistes.
Après une nuit blanche pour les uns à essayer de penser au couac et écourtée pour les autres, ceux de la tranche horaire “7h du mat au cosec” (dommage dans 8 jours, on aurait gagner 1 heure), c’est THE J DAY. On s’agite encore avec ces maudites barrières, encore le fameux rubalis (z’on dû avoir une promo sur les rouleaux !), une petite voiture à bouger (enfin seules les roues arrières ont pu trouver le trottoir, bravo les gars !), les indices de Forest Gum à bricoler à la lampe de poche, les dernières consignes aux retraits des dossards, aux signaleurs, aux pédaleurs, aux ravitailleurs, aux chronométreurs et la course est lancée. Les participants ont été ravis de notre organisation et pour nous tous, ce sera une grande satisfaction. Reste maintenant à ranger, nettoyer, en pensant déjà à l’édition 2014.

Et pour une fois, on ne court pas…

Sportivement
Brigitte